nom

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C'est toujours mieux quand on connaît le nom du personnage principal. Surtout si c'est le narrateur, le mec ou la fille auquel il faut s'identifier et qu'on va poursuivre et aimer.

Ca nous permet direct de cerner l'enjeu et la mentalité, ça permet de savoir si on va être la personne et si on va aimer réfléchir comme elle, suivre ses battements de coeur et son trottoir intime. Oui, le nom ça en dit pas mal ; on arrive à détecter si c'est un albanais, un portugais, un ricain plein d'action qui peut vous étonner, ou un bon suisse bien chiant à la mentalité judéo-chrétienne basique, qui vous fera tous les coups bas de gamme inimaginables, parce qu'il estime que c'est de son bon droit de s'en prendre à ce qui n'est pas religion.

Je dis pas ça pour médire les suisses. En vrai, ils ont des bons côtés : on ne peut pas être déçu par eux. Bien sûr le problème principal c'est qu'ils n'offrent rien de réjouissant non plus. Au mieux ce sont des bons techniciens, au pire, ils ont quelques câbles débranchés à l'intérieur de leur cerveau alors ça peut tourner au vinaigre. Mais c'est pas bien méchant, il suffit de jeter le plat à la poubelle et il s'effondre au fond du plastique tout gentiment et avec la douceur que lui impose sa nationalité.

A côté, les kosovars et leur esprit d'initiative, l'entrepreneuriat de leur lifestyle offrent une plus grande réalité. Une conception de la triche qui fait un peu rêver ; enfin, leur vie est inspirante et fait fonctionner un peu l'imagination de celui qui y pense.

Le pire malgré tout, c'est que l'école suisse arrive à transformer des bons kosovars bien méchants qui sont nés dans une hostilité créatrice/destructive féroce, en de doux ours obéissants dont la volonté de tricher devient nulle au fil des années.

Je m'appelle Chloe Leuenberger et je suis enseignante.

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