Nature littérature

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Nature littérature

De la nature, il ne restait plus que la littérature.

Une suave poésie, aux mots insaisissables,

Ce n'était plus qu'un concept désormais,

Dont nos sens désuets s'étaient envolés.

Rien qu'une distraction, peu imposante,

Mais nous l'assurions profonde,

Tout comme ce puits,

Que nous n'avions jamais aperçu.

Nous lisions la nature, libéré des vents et des torrents,

Nous lisions la nature, sur cet écran sans verdure.

Lorsque tout imbibé de cette obscure littérature,

Enfin, nous nous risquions à l'explorer,

De nos longs yeux et de nos vraies narines,

Nos pieds et nos poumons s'exténuaient,

Et finalement, nous remercions l'évolution,

qui nous faisait apprécier,

avec un verre de rosé,

dans la véranda et sur un matelas,

Du bout de l'écran sans verdure,

Toute cette belle littérature.

Oui, de la nature, il ne restait plus que la littérature.

Et la littérature de la littérature de la nature.

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